Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a appelé à un contrôle strict de l’usage des terres agricoles et à une planification rigoureuse de l’eau issue du dessalement, au cours du Conseil des ministres du 5 octobre 2025. Il a opposé un refus catégorique à toute dérive visant à déclassement des terres arables pour des projets publics, rappelant leur caractère « intouchable » et leur rôle dans la souveraineté alimentaire nationale.

Tebboune a ordonné au gouvernement de privilégier des terrains non arables pour les projets, afin de prévenir les dérives administratives et les pratiques spéculatives, tout en stabilisant la production agricole face au changement climatique et à la pression démographique.

Sur le plan hydrique, le président a exigé que l’eau des nouvelles stations de dessalement soit distribuée jusqu’à 250 km des côtes, pour alimenter l’intérieur et les Hauts-Plateaux. Quatre stations récentes portent à 19 le nombre total d’unités en activité, avec une capacité nationale de 3,7 millions de m³/jour. D’autres projets visent à atteindre 5,5 millions de m³/jour d’ici 2030, faisant du dessalement un pilier de la sécurité hydrique.

Mahussé B.A.