Diplomatie
Addis-Abeba accuse l’Érythrée de se préparer à un conflit
L’Éthiopie a accusé mercredi l’Érythrée et une faction du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) de financer et d’armer des groupes rebelles pour déstabiliser le pays. Dans une lettre adressée au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, le 2 octobre, le ministère éthiopien des Affaires étrangères affirme que l’Érythrée « se prépare activement à une guerre » contre Addis-Abeba et dénonce la collusion avec le TPLF dans la région Amhara, théâtre d’insurrections locales.
Le ministre éthiopien, Gedion Timothewos, appelle la communauté internationale à exiger le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Éthiopie et à condamner toute ingérence étrangère. Ni le gouvernement érythréen ni le TPLF n’ont réagi officiellement à ces accusations.
Les tensions entre les deux voisins de la Corne de l’Afrique restent vives malgré l’accord de paix de 2018, qui avait brièvement rétabli la confiance après la guerre frontalière de 1998–2000. L’Érythrée avait participé à la guerre du Tigré (2020–2022) aux côtés des forces fédérales éthiopiennes, avant que les relations ne se détériorent à nouveau.
Le rapprochement récent d’Asmara avec l’Égypte, en conflit avec l’Éthiopie sur le barrage de la Renaissance, alimente les craintes d’une possible escalade militaire dans la région. L’Érythrée avait qualifié par le passé ces accusations de « fausses allégations » et demandé une pression internationale sur Addis-Abeba.
Mahussé B.A.
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