Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé mardi qu’un nouveau chapitre pourrait s’ouvrir pour Gaza grâce à la déclaration quadripartite signée à Charm el-Cheikh. Ce document, adopté à l’issue du sommet organisé lundi dans la station balnéaire égyptienne, marque selon lui « une étape majeure vers une paix durable » dans la région.

Intervenant à Ankara lors d’un événement de son parti, Erdogan a précisé que les États-Unis et les pays du Golfe travailleront avec la Türkiye sur les décisions liées à la reconstruction de la bande de Gaza. « Nous devons ensemble panser les blessures de la Palestine, reconstruire Gaza et soutenir nos frères et sœurs palestiniens », a-t-il déclaré, soulignant que ce processus prendra plusieurs années et que la Türkiye y jouera « un rôle clé ».

Le dirigeant turc s’est également réjoui d’un retour progressif à la normalité : « À Gaza, les enfants recommencent à sourire, les mères peuvent envoyer leurs enfants dehors sans craindre les bombardements. Même cette lueur d’espoir suffit à nous réjouir », a-t-il ajouté.

Le sommet de Charm el-Cheikh a réuni plus de vingt dirigeants mondiaux, dont Donald Trump, Abdel Fattah al-Sissi, Tamim bin Hamad al-Thani et Recep Tayyip Erdogan. Ensemble, ils ont signé un document officialisant le cessez-le-feu ayant mis fin à la guerre à Gaza.

Ce climat d’apaisement a été renforcé par la libération, le même jour, des derniers prisonniers israéliens encore détenus par le Hamas, en échange du début de la remise en liberté de Palestiniens emprisonnés en Israël.


Mahussé