L’Égypte a été élue mardi 14 octobre 2025 membre du Conseil des droits de l’homme des Nations unies pour la période 2026-2028, avec 173 voix sur 193. Ce nouveau mandat, obtenu à New York, confirme la présence du Caire parmi les quatorze pays élus, dont l’Inde, l’Italie, le Pakistan et l’Afrique du Sud.

Le ministère égyptien des Affaires étrangères a salué « une victoire diplomatique majeure », estimant que ce résultat traduit la confiance de la communauté internationale dans les réformes et la stabilité du pays. C’est le troisième mandat de l’Égypte au sein de l’organe onusien, et le second sous la présidence d’Abdel Fattah Al-Sissi.

Le gouvernement met en avant la Stratégie nationale des droits de l’homme, initiée en 2021, et promet une nouvelle version centrée sur la réforme judiciaire, la modernisation des prisons et la protection sociale.

Mais ce succès diplomatique suscite des critiques. Human Rights Watch et Amnesty International pointent toujours des détentions politiques, des restrictions à la liberté d’expression et des procès d’exception. Le Caire rejette ces accusations et affirme vouloir poursuivre « un dialogue constructif » avec ses partenaires internationaux dès le début du nouveau mandat en janvier 2026.


Mahussé