Les experts des droits de l’homme de l’ONU ont exprimé vendredi leur vive inquiétude face à la poursuite des frappes aériennes et de drones israéliennes au Liban, malgré le cessez-le-feu conclu le 27 novembre dernier.

Dans un communiqué, ils ont dénoncé des attaques quasi quotidiennes ayant provoqué un nombre croissant de morts et de blessés parmi les civils, ainsi que la destruction d’infrastructures, de logements, de zones agricoles et d’éléments essentiels aux moyens de subsistance de la population.

Les experts ont appelé toutes les parties à respecter pleinement la cessation des hostilités et ont demandé l’ouverture d’enquêtes indépendantes pour garantir la reddition de comptes sur les violations du droit international.

Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, 108 civils ont été tués depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, dont 21 femmes et 16 enfants, et au moins 19 civils auraient été enlevés dans le sud du pays. L’armée libanaise a signalé des violations quasi quotidiennes, tandis qu’Israël a reconnu avoir mené plus de 500 frappes ciblant des positions du Hezbollah.

Les experts ont également rappelé que plus de 80 000 personnes restent déplacées et ont condamné les frappes du 11 octobre, qui ont fait un mort, sept blessés et détruit des centaines de véhicules et habitations.

Ils ont insisté pour que toutes les violations fassent l’objet d’enquêtes rapides et indépendantes et que leurs auteurs soient traduits en justice, en exhortant Israël à garantir la sécurité des Casques bleus et à se retirer des zones occupées du sud du Liban, conformément à la résolution 1701 du Conseil de sécurité.

Mahussé