Côte d’Ivoire
Les Ivoiriens aux urnes ce samedi pour un scrutin présidentiel à cinq candidats
Les électeurs ivoiriens votent ce samedi pour le premier tour de la présidentielle, un scrutin à enjeu majeur marqué par la présence du président sortant Alassane Ouattara et l’exclusion de plusieurs figures emblématiques de l’opposition.
Cinq candidats sont en lice : Alassane Ouattara (RHDP), Jean-Louis Billon (CODE), Simone Ehivet Gbagbo (MGC), Ahoua Don Mello Jacob (indépendant) et Henriette Lagou (GP-PAIX). Environ 8,7 millions d’électeurs sont attendus dans les bureaux de vote répartis sur tout le territoire, dans un pays de près de 33 millions d’habitants considéré comme un moteur économique de l’Afrique de l’Ouest.
Ce scrutin vise à consolider la stabilité politique et la dynamique de croissance engagée depuis plusieurs années. Sur les 60 dossiers reçus par la Commission électorale indépendante entre juillet et août 2025, seuls cinq ont été validés par le Conseil constitutionnel le 8 septembre.
Plusieurs candidatures de poids ont été rejetées, notamment celles de l’ex-président Laurent Gbagbo et de Tidjane Thiam, président du PDCI-RDA, tous deux écartés faute d’inscription sur la liste électorale. D’autres figures comme Pascal Affi N’Guessan, Wilfried Amagou Zahui, Antoine Assalé Tiémoko ou Vincent Toh Bi n’ont pas rempli les conditions de parrainage.
Guillaume Soro, en exil, n’a pas déposé de dossier, tandis que Charles Blé Goudé, toujours radié, a soutenu la candidature de Simone Ehivet Gbagbo et d’Ahoua Don Mello. Le président Ouattara, 83 ans, au pouvoir depuis 2011, mise sur son bilan économique pour briguer un quatrième mandat. Son projet est toutefois contesté par l’opposition, qui le juge contraire à la Constitution. Jean-Louis Billon, ancien ministre du Commerce, se présente sous les couleurs du CODE après avoir été écarté du PDCI. Simone Gbagbo, fondatrice du MGC, fait ses premiers pas dans la course présidentielle, tandis qu’Ahoua Don Mello, ancien cadre du FPI et du PPA-CI, se veut candidat de la réconciliation. Henriette Lagou, seule autre femme en lice, porte la bannière du GP-PAIX.
La campagne, qui s’est achevée jeudi à minuit, a vu les candidats multiplier les rassemblements à Abidjan, Bouaké et Aboisso. Si le président sortant a défendu la continuité de sa politique, ses adversaires ont mis en avant leurs priorités en matière de gouvernance, d’emploi et de cohésion nationale.
Le vote de ce samedi, organisé sur l’ensemble du territoire, s’annonce déterminant pour l’avenir politique du pays, dans un climat apaisé mais sous haute surveillance.
Mahussé
Commentaires (0)
Soyez le premier à commenter cet article