La Direction générale des élections a rendu publics, lundi soir, les premiers résultats partiels de l’élection présidentielle tenue le 28 décembre en Guinée. Les chiffres provisoires placent le candidat Mamadi Doumbouya largement en tête dans plusieurs circonscriptions de Conakry et de l’intérieur du pays.

Selon la directrice générale des élections, Djenabou Touré, ces résultats concernent des circonscriptions déjà centralisées et validées. Dans ces zones, le candidat du GMD enregistre des scores élevés, souvent supérieurs à 70 %, 80 % et parfois au-delà de 90 % des suffrages exprimés.

À Conakry, Mamadi Doumbouya arrive en tête dans toutes les communes dont les résultats ont été proclamés. Il obtient 97,82 % à Kassa, 89,76 % à Kaloum, 86,49 % à Matam, 78,98 % à Dixinn et 69,14 % à Ratoma. Dans certaines communes, notamment Ratoma et Sonfonia, son principal adversaire, Abdoulaye Yéro Baldé de la FRONDEG, dépasse toutefois les 22 %.

Dans l’intérieur du pays, les premières tendances confirment la même dynamique. À Koya, Boffa, Fria, Gaoual et Koundara, dans la région de Boké, ainsi qu’à Dabola, Guéckédou et Youmou, les résultats partiels accordent à Mamadi Doumbouya des scores dépassant fréquemment 80 %.

Ces annonces interviennent après l’évaluation positive du scrutin par la DGE. L’institution électorale évoque un climat apaisé, le respect du calendrier et une forte mobilisation des électeurs. Le taux de participation provisoire est estimé à environ 85 %.

Au total, 6 768 458 électeurs étaient appelés aux urnes dans 23 662 bureaux de vote répartis au sein de 16 722 centres, en Guinée et à l’étranger. Les 378 commissions administratives de centralisation poursuivent le traitement des procès-verbaux. Les résultats partiels continueront d’être publiés avant l’annonce des chiffres définitifs, y compris ceux de la diaspora.

Neuf candidats étaient en lice pour cette présidentielle, dont le chef de la transition, Mamadi Doumbouya. L’absence de plusieurs figures majeures de l’opposition traditionnelle alimente cependant le débat sur l’inclusivité du processus électoral.