L’Union africaine a exprimé sa vive inquiétude après les récents événements survenus au Venezuela, notamment les informations faisant état de l’arrestation du président Nicolás Maduro et d’actions militaires contre des institutions du pays. Dans un communiqué publié le 3 janvier depuis Addis-Abeba, l’organisation panafricaine a dénoncé toute atteinte à la souveraineté d’un État et rappelé son attachement au principe de non-ingérence.

L’UA réaffirme son engagement en faveur du respect du droit international, de l’intégrité territoriale des États et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, tels que consacrés par la Charte des Nations unies. Elle estime que les difficultés internes du Venezuela ne peuvent trouver une solution durable que par un dialogue politique inclusif entre les Vénézuéliens, excluant toute intervention extérieure unilatérale.

L’organisation appelle l’ensemble des parties à la retenue et à la responsabilité afin d’éviter une escalade susceptible de compromettre la paix et la stabilité régionales. Elle insiste sur la nécessité de privilégier les mécanismes pacifiques de règlement des différends et le respect des cadres constitutionnels et institutionnels.

Exprimant sa solidarité avec le peuple vénézuélien, l’Union africaine réitère son engagement en faveur de la paix et de la coexistence pacifique entre les nations. Cette prise de position intervient après l’annonce par les autorités américaines d’une opération militaire ayant conduit à la capture de Nicolás Maduro et de son épouse, une action confirmée par le président Donald Trump, qui a évoqué une transition politique supervisée par Washington.

La réaction de l’UA rejoint celles de plusieurs acteurs internationaux. L’Afrique du Sud a demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, tandis que la Russie a dénoncé une violation de la souveraineté vénézuélienne. D’autres voix, en Europe et ailleurs, ont également critiqué une opération jugée contraire aux principes du droit international.