La lutte sénégalaise amorce une phase de restructuration majeure avec l’élection d’Ibrahima « Bira » Séne à la présidence de la Fédération sénégalaise de lutte (FSL). Lors de l’Assemblée générale élective du 27 décembre 2025, il a obtenu 110 voix, devançant Kéba Kanté et Hyacinthe Ndiaye Manga II, et reprend les rênes après son expérience à la tête de l’ancien Comité national de gestion (CNG).

Pour l’accompagner, Bira Séne a constitué un bureau structuré : Meissa Ndiaye pour la lutte avec frappe, Étienne Ngom pour la lutte sans frappe, Alioune Badara Ba pour la lutte olympique, complétés par Mamadou Sarr, Cheikh Ndiaye, Ameth Konaté et Mame Gnaw Cissé.

Depuis les années 1990, le CNG assurait la gestion de la discipline, mais ce modèle révélait ses limites institutionnelles. La création de la FSL répond à une revendication ancienne des acteurs de la lutte et s’inscrit dans une volonté de gouvernance claire et démocratique. Le ministère des Sports a piloté la structuration des associations, ligues et textes juridiques pour moderniser la discipline.

La nouvelle Fédération doit désormais relever des défis organisationnels majeurs, avec la régulation des compétitions et la transparence financière comme priorités. Cette élection marque le début d’un nouveau chapitre pour la lutte sénégalaise.