À Antananarivo, le mouvement de la « Gen Z Madagascar » a repris ce vendredi après une courte trêve. Dès la matinée, plusieurs rassemblements ont eu lieu dans la capitale, notamment à Mahamasina, avant d’être rapidement dispersés par les forces de l’ordre à coups de gaz lacrymogène.

Face à la montée de la tension, le président Andry Rajoelina a pris la parole sur Facebook à 13 heures, accusant « des agences et des pays étrangers » de manipuler la jeunesse pour fomenter un coup d’État. Selon lui, cette opération viserait à « semer le chaos et piller les ressources minières » du pays.

Le chef de l’État a également évoqué des menaces reçues pendant son séjour à New York, lors de l’Assemblée générale des Nations unies, affirmant que certains cherchaient à l’empêcher de rentrer, voire à l’éliminer physiquement.

Reconnaissant les frustrations des jeunes liées à l’injustice et à la corruption, Rajoelina a appelé au dialogue et promis de chercher des solutions. Mais la réaction de la « Gen Z » ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, les manifestants ont exigé « des actions concrètes dans les 24 heures », notamment l’arrêt immédiat des violences policières et la mise en place d’espaces sécurisés d’expression citoyenne.

Depuis le 25 septembre, la contestation menée par les jeunes contre la pénurie d’eau et d’électricité secoue Madagascar. La dissolution du gouvernement annoncée le 29 septembre par le président n’a pas apaisé la colère populaire. Les manifestants réclament désormais sa démission pure et simple.


Mahussé B. A.