La Commission électorale nationale autonome (Céna) intensifie ses échanges à l’approche des élections générales de 2026. Après une première séance de travail avec les formations politiques le vendredi 3 octobre, l’institution a réuni, ce lundi 6 octobre 2025 à Cotonou, les représentants des ministères et institutions de la République.

Sous la présidence de Sacca Lafia, cette rencontre a réuni le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Yvon Détchénou, des membres du Conseil électoral, des cadres techniques de la Céna et plusieurs hauts responsables de l’administration publique. L’objectif est de  faire le point sur l’avancement du chronogramme électoral, clarifier les modalités de dépôt des candidatures et présenter la plateforme numérique eDéclaration, conçue pour simplifier et sécuriser la gestion des dossiers. bLe directeur général des élections, Boucary Abou Soulé Adam, a confirmé que le calendrier électoral est respecté. Le dépôt des candidatures pour la présidentielle se tiendra du 10 au 14 octobre 2025, suivi de celui des communales du 24 au 28 octobre, puis des législatives du 8 au 12 novembre. La liste électorale informatisée sera publiée le 13 novembre, avant les scrutins couplés du 11 janvier 2026 et le premier tour de la présidentielle prévu pour le 12 avril 2026.

Sacca Lafia a insisté sur la nécessité de maintenir la rigueur et la transparence tout au long du processus. « Nous voulons que chaque acteur ait accès à l’information et puisse suivre l’évolution des préparatifs », a-t-il déclaré avant  d’appeler à une collaboration ouverte entre les institutions.

Des conditions de candidature clarifiées

Le directeur du matériel et des opérations, Rufin Domingo, a détaillé les documents requis pour chaque scrutin. Pour la présidentielle, les candidats doivent présenter 28 formulaires de parrainage issus d’au moins 15 circonscriptions, une quittance de 25 millions FCFA et plusieurs pièces administratives et fiscales. Les communales exigent une caution de 10 000 FCFA par candidat titulaire, tandis que les législatives requièrent 1,5 million FCFA par siège. Chaque dossier fera l’objet d’un double. Un premier pour la complétude et un second pour la conformité, avec la délivrance de récépissés provisoires et définitifs.

Une innovation numérique au cœur du processus

A son tour, le directeur des systèmes d’information, Aristide Yagbo, a présenté la nouvelle version de la plateforme eDéclaration. Celle-ci permet désormais le dépôt électronique des dossiers, la vérification automatique des pièces et la gestion numérique des parrainages. Des mécanismes de chiffrement et d’authentification assurent la protection des données.

Des équipes techniques de la Céna se rendront dès le 6 octobre dans les sièges des partis politiques pour installer l’outil et former les techniciens. Une session spécifique est également prévue pour les cadres techniques des ministères et institutions.

Une démarche participative et ouverte

Les représentants présents ont salué la clarté des explications et la volonté d’inclusion affichée par la Céna. L’institution électorale prévoit de poursuivre la série de rencontres avec les organisations de la société civile et les médias dès le mardi 7 octobre. La Céna entend poser les bases d’un processus électoral apaisé, inclusif et transparent des gages essentiels pour la crédibilité des élections générales de 2026.