Les autorités algériennes poursuivent leurs efforts pour garantir une gestion durable des ressources en eau, notamment dans les régions confrontées à des défis climatiques croissants. Le ministre de l’Hydraulique, Taha Derbal, a annoncé récemment à Alger qu’un nouveau projet de barrage est en cours de préparation dans la wilaya de Béchar, précisément à Oued Labiod.

Ce futur ouvrage, dont la capacité est estimée à 28 millions de mètres cubes, a une double vocation : irriguer les terres agricoles de la région et protéger les zones habitées contre les inondations. Une étude de faisabilité a déjà été réalisée et soumise aux autorités locales, tandis que les études techniques sont en voie d’achèvement. Le ministère prévoit d’intégrer le projet dans les prochaines lois de finances.

Intervenant devant les députés à l’Assemblée populaire nationale (APN), le ministre Derbal a salué les avancées enregistrées dans la wilaya de Béchar, qui bénéficie désormais d’une alimentation en eau potable régulière et fiable. Il a attribué cette amélioration aux investissements massifs de l’État, soulignant que Béchar pourrait servir de modèle pour d’autres régions.

Dans le cadre des orientations du président Abdelmadjid Tebboune, l’objectif est de généraliser ces progrès à l’échelle nationale afin de mettre fin aux perturbations dans la distribution d’eau potable.

Par ailleurs, le ministère s’est engagé dans une stratégie de diversification des ressources hydriques, en intensifiant les études sur le terrain. Un projet de transfert d’eau dessalée depuis l’usine de Koudiet Eddraouche (wilaya d’El Tarf) est déjà en cours, avec des retombées attendues pour la wilaya de Guelma.

Le secteur de l’assainissement affiche également des résultats encourageants, avec un taux de couverture nationale de 93 % en matière de raccordement aux réseaux, appuyé par la réalisation de plus de 230 stations d’épuration (STEP). La wilaya de M’sila, par exemple, compte huit stations, dont six sont déjà opérationnelles.

Le ministre a conclu en soulignant l’importance d’intégrer les communes à forte population au système géré par l’Algérienne des eaux (ADE). L’État prévoit de soutenir durablement cette entreprise publique, afin de renforcer sa capacité d’intervention et d’assurer un meilleur service aux citoyens, notamment dans les zones les plus touchées comme Touggourt et El Oued.


Mahussé