Société
Madagascar : la SADC et l’UA appellent au calme après les violences meurtrières
Depuis le 25 septembre dernier, Antananarivo et plusieurs grandes villes de Madagascar sont secouées par des manifestations violentes liées aux coupures récurrentes d’eau et d’électricité. Ces mouvements de colère ont déjà fait six morts, selon une source hospitalière citée par France Infos, et causé d’importants dégâts matériels. Les autorités ont imposé un couvre-feu nocturne pour tenter de rétablir l’ordre.
Face à cette flambée de violences, la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a exprimé sa « profonde préoccupation » et assuré son soutien aux institutions malgaches dans la recherche de la paix et de la stabilité. L’organisation régionale insiste sur la nécessité de protéger la sécurité et la dignité de tous les citoyens.
De son côté, le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf, appelle à la retenue et au dialogue. Il s’est dit prêt à travailler de concert avec la SADC et le gouvernement malgache pour trouver des solutions durables à la crise.
Le malaise est alimenté par une crise énergétique et hydrique chronique qui mine la vie quotidienne des Malgaches. Dans la capitale, les délestages et pénuries d’eau sont devenus récurrents, exacerbant la frustration d’une jeunesse mobilisée sur les réseaux sociaux. Le mouvement citoyen « Leo Délestage » incarne ce rejet de la gestion actuelle des services publics.
Malgré des décisions fortes, comme le limogeage du ministre de l’Énergie par le président Andry Rajoelina, les manifestations s’étendent à d’autres villes comme Antsirabé et Toamasina. La tension reste vive, révélant l’ampleur de la défiance populaire face à une gouvernance jugée défaillante.
Mahussé B. A.
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