Dans le cadre de la 7ᵉ édition de la Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest (SAMAO), des participants et acteurs du secteur minier ont visité, le 27 septembre 2025, la mine de Sanbrado, exploitée par la Société minière de Sanbrado SA (SOMISA), située dans la commune de Boudry, province du Ganzourgou.

Le thème de cette édition, « Les défis de la réhabilitation et de la fermeture des mines en Afrique : quelle nouvelle vie pour les communautés locales ? », a guidé les discussions et panels tout au long de la SAMAO. Pour cette journée de terrain, les participants ont troqué leurs chaussures de ville pour des équipements de sécurité afin de découvrir concrètement les opérations sur le site.

La mine, gérée par West African Resources, est en pleine exploitation. L’une de ses fosses atteint 375 mètres de profondeur pour 650 mètres de largeur. Tout en poursuivant ses objectifs de production, SOMISA anticipe l’impact environnemental et social de ses activités sur les communautés locales.

Judicaël Ouédraogo, directeur environnement de la mine, a expliqué que « SOMISA s’inscrit dans une démarche de réhabilitation progressive. Nous avons mis à jour notre plan de fermeture et de réhabilitation, soumis aux autorités compétentes pour approbation. Nous voulons exploiter la mine de manière responsable, en préservant l’environnement et en impliquant les communautés ».

La visite a permis de constater les étapes de réhabilitation du couvert végétal. Les communautés locales participent au choix des espèces et aux méthodes utilisées, soulignant l’importance de restaurer l’environnement après l’exploitation minière.

Pour les participants, la visite a été un exemple concret de mesures de réhabilitation post-minière. « Après l’exploitation, le site pourra retrouver une vie. Reverdir cet espace est essentiel pour permettre aux communautés de continuer à vivre et à prospérer », a souligné Emmanuelle Bonzi, participante à la SAMAO.

Alex Fabien Yempabou, membre du comité d’organisation, a rappelé l’importance de cette visite : « Au-delà des panels et recommandations en plénière, cette immersion permet aux participants de constater les efforts réels de réhabilitation et de comprendre qu’une vie est possible sur le site après l’exploitation ».

Mahussé B.A.