Algérie-Mali
Le différend exposé devant l’Assemblée générale de l’ONU
La tension entre l’Algérie et le Mali s’est intensifiée avec un échange public devant l’Assemblée générale de l’ONU à New York, mettant en lumière l’ampleur du conflit diplomatique entre Alger et Bamako. Le 27 septembre, le Premier ministre malien Abdoulaye Maïga, au nom de l’Alliance des États du Sahel (AES), a accusé l’Algérie de « soutenir le terrorisme international » et d’entretenir des liens avec des groupes armés opérant dans les zones frontalières. Il a également rappelé la destruction, le 1ᵉʳ avril 2025, d’un drone malien par l’armée algérienne, affirmant que l’appareil avait été abattu sur le territoire malien et annonçant que Bamako saisissait la Cour internationale de Justice.
Deux jours plus tard, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a répondu depuis la même tribune en dénonçant « les attaques répétées de la junte malienne » contre l’Algérie. Il a défendu l’action algérienne et salué les efforts du Mali pour restaurer la sécurité et la stabilité intérieure, tout en réaffirmant le respect de la souveraineté algérienne.
Ce différend s’inscrit dans un contexte de relations bilatérales dégradées depuis 2023, marqué par le rappel réciproque d’ambassadeurs et la fin, annoncée en janvier 2024, de l’accord de paix d’Alger signé en 2015. L’incident du drone a cristallisé cette tension, Alger affirmant que l’appareil avait violé son espace aérien, tandis que Bamako soutient qu’il a été abattu sur son territoire.
Mahussé B. A.
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